Séance le jeudi 4 juin – 20h30 – L’Hybride, Lille

Dans le cadre d’Illusions, Braquage propose un programme de courts métrages expérimentaux. Ces films, montrés en 16mm (et super 8), soulignent le lien entre les outils et les techniques du cinéma et leur lien à la représentation de l’espace : captation, fragmentation, colorisation et métamorphoses en tout genre nourrissent cette séance.

Le Locataire Diabolique de Georges Méliès.
France, 1909, super 8, n&b, muet, 5’

Un locataire mystérieux loue une chambre totalement vide, et la meuble à partir de ses bagages, dont il sort non seulement du mobilier, mais aussi des gens.

The Living Room de Michael Snow.
Canada, 2000, 16mm, couleur, sonore, 21′

« Entre Lewis Carroll et Tex Avery, entre le théâtre filmé et la technologie numérique, entre la science-fiction et la manipulation génétique, The Living Room ne transforme pas la réalité, mais nous présente plutôt la réalité transformée, une métamorphose perpétuelle.» Jacinto Lageira in Parachute, n°103.

Spacy de Takashi Ito
Japon, 1981, 16mm, n&b et teinté, sonore, 9’

Un film dont le sujet est l’espace (un gymnase), le temps (les 9 minutes que dure le film), et la non-conformité de la réalité (le gymnase) et de l’illusion (sa représentation).

Un double moment de poche saturée de Laurent Berger
France, 2015, 16mm, n&b, sonore, 6’

Deux personnes errent avec chacun une caméra Super 8 chargée sur un terrain vague derrière une gare. Une course de trois minutes s’engage, caméras déclenchées simultanément, les doigts bloqués sur les gâchettes. Deux films Super 8 recopiés et réunis sur une seule bande 16mm en alternant chaque photogramme des films.

Exposed de Siegfried Alexander Fruhauf
Autriche, 2001, 16mm, n&b, sonore, 9’

Déstabilisation générale de l’espace même du photogramme cinématographique, qui se fait battement, papillonnement, dans un nouveau souffle d’apparition des images fragmentées.

Phantasy de Norman McLaren

Canada, 1952, 16mm, couleur, sonore, 8’ Variation mi-abstraite, mi-surréaliste en pastels animés et papier découpé, ce film invente des paysages oniriques intrigants. Musique de Maurice Blackburn pour saxophones et son synthétique.

Man of Aral d’Helena Gouveia Monteiro
Irlande/France/Portugal, 2023, 16mm, couleur, sonore, 7’

En tant que conte mis en scène d’une mer sans eau, Man of Aral présente l’érosion du paysage et du matériel cinématographique lui-même comme des chronologies humaines et géologiques concurrentes à travers des vues distantes d’un territoire en mutation rapide mais presque invisible, la disparition de la mer d’Aral en Asie centrale, comme un événement clé d’une ampleur sans précédent. Musique de Nicolas Clair

absences de Ø
France, 2018, 16mm, n&b, sonore, 5’

Film réalisé à Bure, en Meuse, à propos d’un projet d’enfouissement des déchets nucléaires. Comment faire des films après la catastrophe, quand on n’aura plus accès à l’énergie bon marché qui fait tourner les caméras et les usines de caméras ou de pellicule ? Pour essayer de répondre à cette question, un petit groupe du collectif des Scotcheuses tente de fabriquer même de la pellicule, et ainsi de s’autonomiser de Kodak & cie.

L’Hybride, 18 rue Gosselet, Lille

Entrée : 5/4€