Séance le samedi 9 mai 2026 – 17H – Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
Accompagnement musical d’Alexandra Grimal
Ce titre d’une partie d’un texte de Jean Epstein issu de L’Intelligence d’une machine (1946) laisse envisager le cinéma comme un événement encourageant des variations quant au monde qui nous entoure. Nous le voyons, et le cinéma l’évoque, s’en inspire, et l’investit autrement, le modifie. Nos référents se trouvent modifiés par les effets du cinéma, ce qui génère en nous une inquiétante étrangeté, rendant le monde tel que nous l’éprouvons, reconnaissable mais dissemblable. Par le montage, le collage, le cadrage, et même via la relation à des images déjà connues (que semble-t-il nous reconnaissons), le cinéma nous permet de nous engouffrer dans des modes d’apparition et d’attention où notre analyse et notre perception se trouvent modifiées, altérées. Elles s’approchent alors parfois des visions du rêve, et facilitent une circulation entre notre intériorité mentale, toujours interprétative, et le monde qui nous entoure.
Ce programme nous invite à glisser au cœur des modifications de représentation du monde via les effets poétiques du cinéma, troublant notre âme et inspectant ainsi notre aptitude à éclaircir notre lien au monde.
Dans le cadre du cycle : Les mystères de l’âme, la psychanalyse dans le cinéma muet.
Alexandra Grimal est saxophoniste, compositrice et vocaliste. Elle se produit à l’international avec ses propres ensembles, notamment avec son nouveau groupe REWILD (Fred Frith, Susana Santos Silva, Gerry Hemingway, Marc Ducret). Elle a composé plusieurs pièces, commandes de la Philharmonie de Paris et du Paris Mozart Orchestra. Artiste hybride, elle a aussi créé une pièce chorégraphique shānta. Lauréate de nombreux prix de solistes, elle se produit actuellement sur la scène expérimentale japonaise et européenne.
Rien n’est impossible à l’homme d’Emile Cohl
France, 1910, 6’, DCP
50/96 Snapspots (for Bruce) de Kurt Kren
Autriche, 1996, 4’, 35 mm
L’Arbre de Tahousse de Mahine Rouhi et Olivier Fouchard
France, 2001, 6’, 16 mm
Le Billet de loterie
France, 1911, 8’, DCP
Lichtspiel Schwarz Weiss Grau de László Moholy-Nagy
Allemagne, 1930, 5’, 35 mm
Ce que l’on voit de mon 6e de Ferdinand Zecca
France, 1901, 2’, DCP
III d’Alexandre Larose
Canada, 2022, 14’, 35 mm
Fantaisies endiablées
France, 1907, 3’, DCP
Delicacies of Molten Horror Synapse de Stan Brakhage
États-Unis, 1991, 10’, 16 mm
Dream Work de Peter Tscherkassky
Autriche, 2001, 11’, 35 mm scope, son optique
Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
73 avenue des Gobelins
75013 Paris
7€