Séance présentée par Adèle Hoareau

La Belle et la Bête de Jean Cocteau
1945, 90′, NB, sonore, copie 16mm

D’après le conte La Belle et la Bête de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.
Directeur de la photographie : Henri Alekan ; compositeur : Georges Auric ; costumiers : Marcel Escoffier, Antonio Castillo ; maquilleur : Hagop Arakelian
Avec Josette Day, Jean Marais, Michel Auclair.

L’enfance croit ce qu’on lui raconte et ne le met pas en doute. Elle croit qu’une rose qu’on cueille peut attirer des drames dans une famille. Elle croit que les mains humaines d’une bête qui tue se mettent à fumer et que cette bête en a honte lorsqu’une jeune fille habite sa maison. Elle croit mille autres choses bien naïves. C’est un peu de cette naïveté que je vous demande et, pour nous porter chance à tous, laissez-moi vous dire quatre mots magiques, véritables « Sésame ouvre-toi » de l’enfance : Il était une fois….

« Un des privilèges du cinématographe, c’est d’emmêler, de brouiller, de reconstruire les lieux à notre guise. La lumière, le jeu des artistes, leur démarche, les fumigènes, les cimes des arbres couronnées de soleil, tout collaborait pour notre chance. En une seconde, la chance est détruite. On ne la retrouve jamais. Il faut en faire son deuil et ne pas se laisser prendre par le mauvais rêve de courir après, de s’acharner, de susciter exprès un groupe de circonstances harmonieuses produites par le hasard. (De fatiguer l’âme du film.) » Jean Cocteau, Journal de La Belle et la Bête.

Adèle Hoareau est doctorante à la Sorbonne Université et travaille sur les films de Jean Cocteau dans le cadre de ses recherches sur La femme face au montre : genres et métamorphoses dans les réécritures littéraires et filmiques de La Belle et la Bête.

Espace En cours
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